Deux gendarmes bruxellois se réveillent, la dernière vitrine touristique ferme, et Activa tire sa révérence après vingt ans.
Devant la commission d'enquête parlementaire, la secrétaire d'État au Logement a confirmé que la SLRB avait envoyé deux avertissements formels au Foyer anderlechtois. La Région examine désormais l'activation de l'article 78 du code du logement, qui permettrait de désigner un commissaire spécial — un pouvoir qui existe depuis 2020 mais n'avait, selon ses propres déclarations, jamais été activé faute de volonté politique.
BGM documente depuis mai la crise de gouvernance du Foyer anderlechtois : audit, commission d'enquête, démissions. Cette semaine marque la première mise en mouvement concrète du mécanisme de contrôle régional lui-même.
La commission bruxelloise de déontologie a annoncé son premier bilan chiffré depuis sa création : 20 sanctions contre des mandataires publics locaux, sur 305 initialement en défaut à la clôture du rapport annuel de sa cellule transparence. Les amendes vont de 10 % à 40 % d'une rémunération mensuelle globale.
BGM suit les mécanismes de contrôle institutionnel bruxellois pour mesurer l'écart entre les règles écrites et leur application effective. Un premier bilan chiffré, après des années de silence, est un signal à documenter dans la durée.
Le Parlement bruxellois a voté la suppression du dispositif Activa.brussels, hérité du plan fédéral de 2002 et régionalisé en 2017. Les droits actuels sont maintenus jusqu'au 31 décembre 2026 ; un dispositif « mieux ciblé » est promis pour 2027. BGM a par ailleurs retracé l'origine exacte d'un argument repris dans la presse depuis mars sur des bénéficiaires majoritairement non-bruxellois : une déclaration syndicale, non une position du gouvernement, et non confirmée par l'évaluation institutionnelle disponible.
Nouveau dossier BGM : historique complet du dispositif depuis 2002, chronologie de sa suppression, motifs officiels et vérification des chiffres invoqués dans le débat public.
Les chiffres Actiris de juin confirment la tendance observée depuis plusieurs mois : le taux de chômage administratif s'établit à 14,6 %, et 34 137 demandeurs d'emploi sont désormais inscrits au CPAS, en hausse de 83,5 % sur un an. Le nombre de chômeurs indemnisés, lui, recule — signe d'un déplacement de la charge plutôt que d'une amélioration du marché du travail.
BGM suit mois après mois le report de la réforme fédérale du chômage vers les CPAS bruxellois, pour objectiver l'ampleur réelle de ce transfert de charge.
Après une consultation citoyenne, le collège d'Anderlecht a approuvé un plan de régularisation du stationnement au Bon Air : environ 340 places réglementées et transformation du quartier en zone de rencontre limitée à 20 km/h. Mise en œuvre visée courant 2027.
BGM suit les arbitrages communaux en matière de mobilité et d'espace public, où se jouent des tensions concrètes entre riverains, stationnement et sécurité routière.
Visit.brussels a fermé le 30 juin son dernier bureau d'accueil touristique physique, situé sur la Grand-Place, dans le cadre d'un plan social approuvé fin juin (37 départs sur 159 emplois, réduction budgétaire de 22 à 12,5 millions d'euros d'ici 2029). La fermeture s'inscrit dans les coupes imposées par l'accord d'austérité régional.
BGM suit l'impact des économies budgétaires régionales sur les organismes publics bruxellois, poste par poste, pour mesurer où portent concrètement les arbitrages annoncés.
« Mon métier consiste à rendre lisible la complexité institutionnelle de Bruxelles pour des organisations qui dépendent de ses décisions. Le BGM est le prolongement public de ce travail : chaque semaine, transformer la lasagne institutionnelle en grille lisible pour tout Bruxellois qui veut comprendre, sans filtre ni parti pris. »
— Zoltán Jánosi