Un chercheur d'emploi sur trois passé au CPAS, un engagement de recrutement dont la date approche, et l'eau de Bruxelles suspendue au débit d'une rivière wallonne.
Actiris comptait 97 392 chercheurs d'emploi fin juillet, en hausse de 3,4 % sur un an, pour un taux de chômage administratif de 15,7 %. Dans le même communiqué, le nombre d'allocataires recule de 40,1 %, soit 20 848 personnes de moins. Les moins de 25 ans augmentent de 17 %, et les jeunes en stage d'insertion de 30,2 %.
Lisez les deux courbes ensemble, jamais l'une sans l'autre. La chute de 40,1 pour cent du nombre d'allocataires ne mesure pas un retour à l'emploi, puisque le nombre total d'inscrits augmente sur la même période. Elle mesure des fins de droit. La contrepartie tient dans la ligne suivante : un tiers des demandeurs d'emploi relèvent désormais d'un CPAS, financé par les communes et la Cocom, et non plus du budget fédéral de l'assurance chômage.
Le 14 août, un sergent-major des pompiers de Bruxelles est mort en intervention au Treurenberg, après qu'un entrepreneur posant de la fibre optique a foré dans une conduite de gaz basse pression. Un second pompier et deux agents de Sibelga ont été grièvement blessés. L'auditorat du travail de Bruxelles est saisi et une expertise du bâtiment a été menée.
Ne confondez pas une revendication avec une cause. Les syndicats ont relié le drame aux moyens du service, trois semaines après une grève de cinq jours portant précisément sur son financement. Aucun élément publié à ce jour n'établit de lien entre l'équipement ou les effectifs et le déroulement de cette intervention : seule l'instruction pourra le dire. Ce qui est vérifiable en revanche, c'est l'engagement des 132 recrutements, et la date que les syndicats lui ont fixée.
La part communale passe de 36,875 à 43,2125 pour cent du revenu cadastral indexé. Pour un revenu cadastral indexé de 1 500 euros, elle passe de 553,13 à 648,19 euros. La Ville instaure en parallèle une prime communale automatique pour les propriétaires qui occupent leur logement : compensation intégrale de la hausse communale, plus cent euros forfaitaires.
Regardez qui n'est pas compensé. La prime ne couvre que la part communale, ni la part régionale ni celle de l'Agglomération, et seule l'occupation par le propriétaire y ouvre droit. La hausse reste donc entière pour les bailleurs et pour les détenteurs de terrains ou d'autres biens. Une hausse assortie d'une compensation ciblée n'est pas une hausse neutre : c'est un transfert.
Vivaqua a activé les réserves de deux carrières, à Écaussinnes et à Ligny, face à la combinaison de la sécheresse et de la canicule. Le débit de la Meuse à Tailfer diminue depuis plus d'une semaine et s'approche du seuil. Quinze communes wallonnes ont pris des arrêtés de restriction, et l'intercommunale a demandé à des clients wallons et flamands de modérer leur consommation.
Notez d'où vient l'eau avant de noter qui la restreint. Aucune restriction ne s'applique à Bruxelles à ce stade, et il serait faux d'en déduire l'inverse. Ce que l'épisode rend visible, c'est une dépendance rarement énoncée : l'usine de Tailfer potabilise l'eau de la Meuse, en Wallonie. Une contrainte hydrologique wallonne se transmet donc directement à la capacité de production bruxelloise.
Le 10 août, Mini-Europe a mis en demeure la Ville de Bruxelles et la SRL Neo de ne pas démarrer le chantier du Parc des Sports sans garantie de mobilité. Le permis date de 2020, les travaux sont annoncés pour septembre 2026 et l'achèvement pour 2030. La Ville porte le financement, avec un prêt régional pouvant atteindre cinquante millions d'euros.
Séparez l'acte de son effet. Une mise en demeure n'est pas un recours : c'est un préalable, et aucune procédure juridictionnelle n'a été introduite à ce stade. Ce qui est mesurable en revanche, c'est l'accessibilité : environ quinze pour cent des visiteurs du parc voisin arrivent en autocar, surtout des personnes âgées ou à mobilité réduite, et le seul parking pour autocars disparaît. Une garantie de mobilité se vérifie sur les places, pas sur les intentions.
« Mon métier consiste à rendre lisible la complexité institutionnelle de Bruxelles pour des organisations qui dépendent de ses décisions. Le BGM est le prolongement public de ce travail : chaque semaine, transformer la lasagne institutionnelle en grille lisible pour tout Bruxellois qui veut comprendre, sans filtre ni parti pris. »
— Zoltán Jánosi